Il y a un gouffre entre ce que je dis et ce que je fais. Un copain m’a dit çà.Je crois
qu’il a raison. J’ai pris cette claque en pleine figure, et je ne veux plus de ce gouffre, Soit je ne dis rien, soit je dis et j’agis. Il y a-t-il
une troisième possibilité, sans que je me sente obligatoirement engagée dans une torture mentale que je fuis à toute vitesse, chaque fois que je sens
que je peux m’y engager… ?
C’est comme si je prenais des pierres pour construire mon mur, des pierres biens choisies, biens pesées, bien ressenties, et qu’ensuite , je faisais mon mur sans elle, … Mon mur, ma maison, tout ce que je veux construire…
C'est-à-dire avec soit du vide à leur place,( c’est grave là je pense ), soit avec d’autres pierres que je n’avais pas ressenties,
mais que j’avais intuitivement choisies, et pourtant elles n’ont pas fait l’objet d’une recherche minutieuse, et précise. Cette rencontre avec elles, je la valide quand même, car elle s’inscrit
dans mon cheminement personnel qui est toujours prépondérant dans la liste de mes objectifs à servir, et à atteindre, .
Etre à l’écoute et améliorer mon cheminement personnel ne doit pas être une source
d’orgueil ou de gloire. Simplement, je continue à arpenter à me déplacer , à avancer , à j’espère progresser dans la vie, avec ma fille, au gré des
rencontres et des évènements, .
En ce moment, , la proximité relative des choses et des gens m’émeut particulièrement pour de tas de raisons. Je la privilégie car
elle est au cœur de ma problématique ; je peux être « seule » mais j’aime me sentir « entourée « malgré tout.
Savoir que l’on pense à , moi et que l’on m’aime est fondamental. Mais n’est ce pas le souhait de tous ?
Je recense les personnes qui me font du bien, et qui sont dans ma proximité affective
directe. En ce moment. Ma liste est courte mais qu’importe, elle n’est pas fictive, et les retours me prouvent qu’elle est n’est pas
virtuelle,
Ce matin j’écris mon brouillon de post sur une page blanche, à l’encre turquoise, en respirant l’odeur de mon thé vert, qui chatouille
mes narines, non loin d’une flaque d’eau de pluie, qui n’a pas encore finie de s’évaporer depuis mercredi, et qui demeure sur ma table en bois, un peu fatiguée par le temps, et la
météo…
Le solein revient, le vent se calme. La tempête de hier en fin de classe se dissipe,
j’évacue cette perte de sang froid que j’ai eu avec mes élèves, lorsque les « trois compères » m’ont roulée dans la farine, manque de vigilance du à une fatigue que pourtant je ne
ressentais pas. Il y eu méprise sur moi-même, est ce grave ?
« Il » est parti en week end avec ses enfants dans sa famille, et nous , nous mourrons d’envie de faire quelque chose avec
eux, mais rien n’a été programmé dans ce sens…
« Il est à quelques dizaines de centaines de mètres de moi, en bas du coteau, mais au dernier étage, à m’écrire des mots simples, à m’envoyer des partages, pour le simple plaisir de communiquer, de ne pas se sentir étranger, et je ne me sens plus
isolée.
« Ils » sont loin mais si proches en pensées, ils se soucient de moi, tous les trois, chacun à leur rythme mais çà réchauffe
mon cœur…
"Une âme bienveilante" me lit et me fait prendre conscience que je détiens mon libre arbitre et que je dois m'en servir.
Mon monde se construit , dans cette proximité.
Que dois je souhaiter ? Ce que je souhaite depuis des mois, ne semble pas se dessiner ailleurs que dans ma tête, dois je
persévérer ?
Me serai –je une nouvelle fois trompée dans mes choix ? mes souhaits ?
Je n’ai pas envoyé la bonne consigne à l’univers ? Me serai-je une nouvelle fois mal exprimée ?
Je vais aller m’allonger au soleil habillée., pour son contact, sa caresse, et sa douceur angevine qui s’apparente bien à la douceur
marseillaise de cette fin d’octobre, qui se déploie amicalement .
Que le temps passe vite.
Je me fane, je vieillis, mais aussi je me réjouis, car je m’éveille, et à la fin sous mes larmes je souris.
Je souris toujours à la fin,
C’est inscrit dans ma chair et mes tissus, dans mon cœur et mon esprit.