Jeudi 12 novembre 2009

Bon,
j'ai du mal...
A reconsidérer ma vie sans un homme à aimer...

Je suis si perdue que çà?

J'ai besoin d'aimer.
Et de me sentir aimée.
Mais je pense que c'est  la raison de ma perte de mes échecs sans cesse renouvelés...

Le monde ne tourne plus rond...

On veut payer les enfants pour qu'ils aillent à l'école
On accuse des docteurs d'acharnement thérapeutique
On refuse d'accorder la mort à ceux qui la souhaitent
On a peur du vaccin qui doit nous sauver...

Je cherche une épaule oui
je l'avoue
mais je n'en ai pas honte...

A deux, c'est mieux parfois , pas dans tous les cas...


A deux c'est bien, chacun chez soi...En pensant à lui ,à elle, dans son monde...Son monde à lui,que je me dois de respecter.

Par La-haut sur la colline - Publié dans : Construction
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Dimanche 8 novembre 2009

Une amie m'a envoyé cela...

C'est vrai qu'après tout, on est bien aussi, chacun chez soi !

On peut s'aimer sans vivre ensemble...

Mais à moment donné, il faut se voir un peu quand même...


La distance géographique est un lourd handicap,
c'est indéniable...Souvent on cherche loin, ce qu'il y a à porté de la main.Cela ne veut pas dire non plus qu'il faille attrapper obligatoirement...Pas de cage, pas de proie, ni prédateur, pas de plan, pas de projet, pas de souhait, aucune attente, ...Laisser faire le cours des choses, des aléas, des rencontres, je me libère de tout çà, ...Me sens lègère, meurtrie mais grandie. Je vais me trouver? Non! Je me trouve. Je suis. j'existe.



Par La-haut sur la colline - Publié dans : Construction
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Mercredi 4 novembre 2009
Mon histoire est morte.
Il me l'a dit.

Je suis abasourdie.
Mais c'est ainsi.
Je l'ai entendu depuis si longtemps, mais je ne voulais m'y résoudre...

Alors sans voix, je me suis réfugiée dans le dédale et la profusion de Paris, ma fille contre mon coeur, mes amis sur le pallier, les images ont défilé,

celles que j'avais, celles que l'on a créées, celles qu'il m'a données,

j'ai laissé couler les larmes, les souvenirs vénérés, la capitale comme lieu d'inhumation, je voulais le meilleur, le plus beau des cercueils pour cet amour si cher à mon coeur, deux ans et demi d'ivresse, parsemé de chutes vertigineuses, de chagrins épars et de retrouvailles intenses  et de moments intenses, inoubliables...

Depuis quelques semaines, les temps avaient changé...
Depuis ce jour où j'ai quitté sa maison, pourtant pleine de promesses

depuis ce jour du mois d'aout
je savais qu'il allait me quitter
qu'il ne me demanderait jamais de venir dans sa vie.

Pas de place pour moi chez lui.

Tout était si harmonieux , quoique incomplet dans cette maison, mais  le "tout" y était...

Ce qui me conduit à penser aujourd'hui
que ce qui compte avant tout, entre les gens c'est d'être ensemble,

peu importe si le couple s'aime de passion ou pas

être deux c'est mieux que vieillir seul .

Quand on est deux, on est mieux, dans tous les cas de figure, en général, et rompre cet équilibre est tout simplement impossible car non justifié.
On ne souffre pas , assez...
Donc, tant mieux,
pourquoi briser cette configuration qui tient, qui dure, qui s'équilibre???

Je le comprends.
Je les envie.
Pour ne plus les envier je dois me redonner les moyens de parvenir à nouveau à être deux.
Le dissocier de "trouver l'amour passion".
Varier l'angle de vue.
Chercher pour être deux, avant tout....
Mais redevenir deux, quand le couple a failli une fois, c'est douloureux et difficile...

On prend des habitudes seul,
le lit devient un terrain de conflit avec soi même,
un vide à remplir,
un rendez vous que l'on différe le plus tard possible,
alimenté par sa concurente, télévision, ou son plus fidèle accompagnateur, l'ordinateur...


Je ne me fige pas dans ma tristesse.

Je pense à la suite, quelle qu'elle soit.

Il y en aura une,
pour moi, pour elle, que je chéris , pour elle à qui je dois la suite ,

elle est là grâce ou à cause de moi...

J'ai suffisamment insisté pour qu'elle vienne,
je lui dois une belle vie.

Sereine, simple mais authentique, sans secret ni honte.

J'ai l'âge qu'il faut pour y arriver, pour tout rassembler, le peu que j'ai appris et compris.

Il est plus que temps.
Par La-haut sur la colline - Publié dans : Construction
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Jeudi 29 octobre 2009
Nos corps s'oublient
mon coeur crie

Son esprit est ailleurs, de moi il ne se languit, nos sentiments s'étirent, résistent, pourtant, dans le paysage de souvenirs encore frais,

leur ailes se déploient, mais je ne vois pas le soleil...

Je ne vois pas mon soleil, car je ne vole pas dans un horizon dégagé et libre

Je vole dans un périmètre réservé, 
je ne peux m'en rendre ivre
 
il est loin, prisonnier
il est proche, libéré
et je prends plaisir à le côtoyer
est ce suffisant pour commencer à l'aimer?

ai je le droit de ne plus attendre
à pourvoir à mon corps, des infinis qui le tendent
avec un autre tout juste présenté, mais en qui la confiance abonde,
sans nul doute, sans promesse,sans écrits?


il me dit "je suis là" et il ne vient pas

il me dit " ne pas risquer c'est arrêter de vivre" et je me retiens



Je les vois et les crois tous les deux;
la vie joue


joue avec moi sans arrêt, sans doute car je refuse le jeu.


Un amour se bloque, l'autre le supplante, juste après,

et je suis seule à la fin, toujours,


depuis des années...même quand j'étais mariée.
Mais ceci n'est pas une plainte, ni un aveu,

Je crois qu'il a raison, 
ce que je cherche, aucun homme ne pourra me le donner
c'est en moi, 
je le découvre 

et aux prises avec cette lucidité,

je m'épuise à lutter contre cette part de vérité qui parle, 
qui toise
qui s'inscrit dans les plis de mon âme

je me fane

je m'oublie

et d'un seul coup, avant de mourir, je defaille, mais non


je reste, je me relève, 

je poursuis.

Son amour existe mais à quoi bon? 
Pas de changement pour l'entretenir, le chérir, pas l'enfermer ni le brandir

le protéger on avait dit, cet amour

il est là

cet amour...

Cet amour, de lui avec moi et moi avec lui.

Et avec lui?

 


Par La-haut sur la colline - Publié dans : la vie en musique et en poèsie
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Samedi 24 octobre 2009


Il y a un gouffre entre ce que je dis et ce que je fais.  Un copain m’a dit çà.Je crois qu’il a raison. J’ai pris cette claque en pleine figure, et je ne veux plus de ce gouffre, Soit je ne dis rien, soit je dis et j’agis.  Il y a-t-il une troisième possibilité, sans que je me sente obligatoirement engagée dans une torture mentale que je fuis  à toute vitesse, chaque fois que je sens que je peux m’y engager… ?

C’est comme si je prenais des pierres pour construire mon mur, des pierres biens choisies, biens pesées, bien ressenties,  et qu’ensuite , je faisais mon mur sans elle, … Mon mur, ma maison, tout ce que je veux construire…

C'est-à-dire avec soit du vide à leur place,( c’est grave là je pense ), soit avec d’autres pierres que je n’avais pas ressenties, mais que j’avais intuitivement choisies, et pourtant elles n’ont pas fait l’objet d’une recherche minutieuse, et précise. Cette rencontre avec elles, je la valide quand même, car elle s’inscrit dans mon cheminement personnel qui est toujours prépondérant dans la liste de mes objectifs à servir, et à atteindre, .

Etre à l’écoute et améliorer mon cheminement personnel  ne doit pas être une source d’orgueil ou de gloire. Simplement, je continue à arpenter  à me déplacer , à avancer , à j’espère progresser dans la vie, avec ma fille, au gré des rencontres et des évènements, .

 

En ce moment, , la proximité relative des choses et des gens m’émeut particulièrement pour de tas de raisons. Je la privilégie car elle est au cœur de ma problématique ; je peux être « seule » mais j’aime me sentir « entourée «  malgré tout.

Savoir que l’on pense à , moi et que l’on m’aime est fondamental. Mais n’est ce pas le souhait de tous ?

Je recense les personnes qui me font du  bien, et qui sont dans ma proximité affective directe. En ce moment. Ma liste est courte mais qu’importe, elle n’est pas fictive,  et les retours me prouvent qu’elle est n’est pas virtuelle,

Ce matin j’écris mon brouillon de post sur une page blanche, à l’encre turquoise, en respirant l’odeur de mon thé vert, qui chatouille mes narines, non loin d’une flaque d’eau de pluie, qui n’a pas encore finie de s’évaporer depuis mercredi, et qui demeure sur ma table en bois, un peu fatiguée par le temps, et la météo…

Le solein revient, le vent se calme. La tempête de hier en fin de classe se dissipe,  j’évacue cette perte de sang froid que j’ai eu avec mes élèves, lorsque les « trois compères » m’ont roulée dans la farine, manque de vigilance du à une fatigue que pourtant je ne ressentais pas. Il y eu méprise sur moi-même, est ce grave ?

« Il » est parti en week end avec ses enfants dans sa famille, et nous , nous mourrons d’envie de faire quelque chose avec eux, mais rien n’a été programmé dans ce sens…

« Il est à quelques dizaines de centaines de mètres de moi, en bas du coteau, mais au dernier étage, à  m’écrire des mots simples, à m’envoyer des partages, pour le simple plaisir de communiquer, de ne pas se sentir étranger, et je ne me sens plus isolée.

« Ils » sont loin mais si proches en pensées, ils se soucient de moi, tous les trois, chacun à leur rythme mais çà réchauffe mon cœur…


"Une âme bienveilante" me lit et me fait prendre conscience que je détiens mon libre arbitre et que je dois m'en servir.

Mon monde se construit , dans cette proximité.

Que dois je souhaiter ? Ce que je souhaite depuis des mois, ne semble pas se dessiner ailleurs que dans ma tête, dois je persévérer ?

Me serai –je une nouvelle fois trompée dans mes choix ? mes souhaits ?

Je n’ai pas envoyé la bonne consigne à l’univers ? Me serai-je une nouvelle fois mal exprimée ?

Je vais aller m’allonger au soleil habillée., pour son contact, sa caresse, et sa douceur angevine qui s’apparente bien à la douceur marseillaise de cette fin d’octobre, qui se déploie amicalement .

Que le temps passe vite.

Je me fane, je vieillis, mais aussi je me réjouis, car je m’éveille, et à la fin sous mes larmes je souris.

Je souris toujours à la fin,

C’est inscrit dans ma chair et mes tissus, dans mon cœur  et mon esprit.      

Par La-haut sur la colline - Publié dans : Notre vie
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